Premier vol…et le déclic!
Premier vol…et le déclic!

Premier vol…et le déclic!

Si j’ai toujours rêvé de voyager, je n’ai commencé que « très tard »- à mes 19 ans (=2009). Avant cela, je n’étais pas sortie de la France si ce n’est Londres et l’Italie avec l’école. Mais voilà, j’étais étudiante, mon anglais n’était pas top et je n’avais pas vraiment le budget. Donc je vivais par procuration via les images que postaient les autres. Et puis un jour, dans ma chambre bordelaise, je regardais un épisode de ma série chouchoute de toujours (Buffy) et j’ai eu la curiosité de chercher ce que les acteurs étaient devenus. Et par un hasard très chanceux, je suis tombée sur un événement à Londres – une convention (mais je n’avais entendu parler de conventions de séries TV auparavant) et plusieurs membres du cast de Buffy étaient invités. En gros on achète un ticket pour assister à la convention, faire des photos avec les acteurs, des autographes, etc.. Et plus je parcourais ce site, plus ça me faisait rêver! Buffy c’était toute mon adolescence et je ne pensais pas qu’il serait possible un jour de rencontrer le cast. Oui mais voilà… C’était à Londres. Et je n’avais pas vraiment quelqu’un pour m’accompagner à un événement comme ça. Pour mon premier vol en avion, honnêtement, j’étais assez angoissée d’être seule.. Tant pis, dans la foulée et sans trop réfléchir, j’ai réservé avion, convention et auberge de jeunesse.


Ah les erreurs de débutant qui n’ont jamais voyagé! L’auberge de jeunesse peut être une expérience sympa, pour ma part, elle était plutôt traumatisante (mais vraiment pas chère, 80€ pour 5 nuits!). Après mon baptême de l’air avec Easyjet (les premières turbulences m’ont coûté bien des sueurs froides!), la galère du bus pour rejoindre le centre de Londres (et puis à l’époque je n’avais pas d’Iphone et encore moins internet ou google maps), je suis enfin arrivée à mon auberge, de nuit. Chambre de 12, mixte, 2 salles de bain (enfin placard de bain je dirai même). Les gens dormaient déjà sauf une mamie aux cheveux à la Dumbledore et deux jeunes étrangers qui faisaient un jeu de carte éclairés par une lampe torche. J’avais le droit à un superbe (!) lit superposé, un casier pour mettre ma valise (mais pas de cadenas) et puis la gêne de se promener en pyjama au milieu d’inconnus qui dorment. Je n’étais pas au bout de mes peines quand j’ai réalisé le lendemain que la convention n’était pas du tout dans le centre mais du côté d’Heathrow, soit tout à l’Ouest (métro+ bus, 1h de transport).

Bon je commence le périple, et dans le bus il y avait qu’un petit groupe et ils ont commencé à me parler, savoir si j’allais à la convention. Ils ont vu que j’étais seule et tout de suite ils m’ont intégré à leur groupe (et faut dire que ça ne m’était jamais arrivée en France!). La convention en elle-même était un rêve éveillé. J’ai vite rencontré un petit groupe de françaises qui elles aussi logeaient dans le centre de Londres (rassurant de ne pas rentrer seule!) Sauf que le 2ème soir c’était Halloween. Et c’était LA soirée à ne pas manquer, entre les animations, les costumes incroyables et l’ambiance festive. Mais l’horloge tournait, et l’heure de notre dernier bus approchait. J’étais avec une autre française avec qui je me suis tout de suite entendue, et c’est vrai qu’on a attendu le dernier moment pour quitter la soirée.. Bien sûr quand on est arrivée au bus, il était déjà parti; le prochain était à 6h du mat. A l’époque pas de uber et malheureusement 1h de taxi à Londres le soir n’était pas dans notre budget. Faut dire que pour un premier voyage toute seule, je me mettais bien en galère! Mais je crois que j’étais tellement dans l’euphorie du week end, qu’à aucun moment je n’ai eu de regrets. Il faut parfois prendre des risques, faire des erreurs. Et puis la chance peut aussi tourner. C’est ce qui s’est passé pour nous, les 2 françaises qui avaient raté leur bus.

On était sur le parking de l’hôtel, entrain de réfléchir à une solution tout en paniquant un peu quand même, quand un des acteurs de Buffy qui était invité à la convention (et pas des moindres, puisque c’était un des principaux) est passé devant nous pour regagner son hôtel et nous a demandé ce qu’on faisait là. Bien obligées de dire la vérité même si un peu honteuses. Il nous a demandé de l’attendre cinq minutes puis il est revenu avec une clé pour nous deux, celle d’une chambre dans l’Hôtel où il logeait, au Westin! Au final, bien mieux que notre lit superposé dans le centre de Londres! Vraiment, on n’y croyait pas, mais c’est là vraiment que j’ai compris qu’un voyage est une aventure, et surtout que tout est possible! Le lendemain, nous sommes arrivés à la convention dans le Van des acteurs, toujours sonnées de la chance qu’on venait d’avoir..

Bon dans l’avion du retour, j’ai attrapé la grippe A, le virus qui courait cette année là, mais surtout j’ai attrapé ce qu’on appelle le travel bug, cette envie de voyager et de découvrir de nouveaux endroits, rencontrer de nouvelles personnes; cette euphorie dans le couloir qui mène à l’avion, l’impatience en parcourant les pages de booking pour dénicher la perle rare. Et ce premier voyage m’a montré que quelque soit la galère, il y toujours du bon qui découle d’un voyage et que ça ne se passe presque jamais comme imaginé- mais souvent mieux !

A très vite!

Charlène

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